L'habitat écologique

Publié le par Bienvenue dans le blog de djibaba.ingenieur

renvovation

Le secteur du bâtiment est à l'origine de 23 % des émissions de CO2 (123 Mt) et de 43 % de la consommation d'énergie finale en France. Le chauffage représente près de deux tiers de ces consommations d'énergie et la majeure partie des émissions de CO2 du secteur.

En France, parmi les 32,2 millions de logements (dont 27,1 millions en résidences principales), 18,8 millions - soit 58 % du parc - ont été construits avant la réglementation thermique de 1975. Ils représentent une surface d'environ 2,6 milliards de m² (contre 850 millions de m² dans le tertiaire, dont la moitié relève du secteur public) et une consommation moyenne annuelle d'énergie primaire de 240 kWh/m² alors qu'il est possible d'atteindre les 50 KWh/m².

Avec un taux annuel de renouvellement du parc de 1 %, il restera en 2050 entre 30 et 40 % de logements antérieurs à 1975. Il est donc indispensable d'améliorer la performance des bâtiments existants en même temps que celle des bâtiments neufs, d'autant plus que le bâtiment constitue une des clefs permettant de diviser par quatre nos émissions des gaz à effet de serre à l'horizon 2050.

Des gains importants d'énergie ont été obtenus sur l'ensemble des logements dont la consommation moyenne unitaire a baissé de 37 % depuis 1973. Ces gains concernent également les logements neufs, grâce aux réglementations thermiques successives qui, depuis 1975, ont permis de diviser par 2 à 2,5 leurs consommations par m2. Cependant, la consommation d'énergie totale des secteurs résidentiel et tertiaire a augmenté dans le même temps de 30 % du fait de l'accroissement du parc, de l'élévation du niveau de confort (appareils électroménagers), de l'apparition de nouveaux besoins (climatisation)... On note toutefois depuis 2001 une décroissance des consommations énergétiques des logements, liée notamment à des efforts financiers accrus des ménages réalisant des travaux d'économies d'énergie, alors que simultanément le parc augmentait de 5 %.

La généralisation d'un nouveau confort moderne, un bâti fortement isolé, une ventilation performante, un niveau d'éclairage naturel élevé, des équipements peu consommateurs d'énergie et intégrant au mieux les énergies renouvelables, sont nécessaires pour atteindre le « Facteur 4 ». Enfin, la construction durable présente de nombreux enjeux sociaux, liés d'une part à la réduction de la précarité énergétique et d'autre part au maintien et à la création d'emplois dans le secteur du bâtiment.

Pour diminuer l'empreinte énergétique et carbone de l'habitat, de nombreux procédés et systèmes sont désormais disponibles, qu'ils soient issus de technologies récentes comme certaines énergies renouvelables ou plus anciennes comme certains matériaux de construction oubliés et pourtant efficaces. L'habitat écologique devra s'imposer sur le marché de la construction.

Publié dans devellopement durable

Commenter cet article