Plus de quatre millions de barils de pétrole se sont déversés dans le golfe du Mexique suite à l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon.
Dans un rapport à paraître le 11 janvier, la Commission d’enquête sur l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon affirme qu’un tel accident « pourrait bien se reproduire »,
« en l’absence de réforme d’envergure » dans les pratiques des exploitants et leur contrôle.
Un accident comme celui de la plateforme Deepwater Horizon « pourrait bien se reproduire » ! C’est l’avertissement lancé jeudi par la Commission nationale chargée
d’enquêter les causes de la pire marée noire de l’histoire des Etats-Unis, alors même que les forages pétroliers doivent reprendre dans les semaines à venir dans le Golfe du Mexique. D’après
les conclusions du rapport qui doit être publié le 11 janvier, les régulateurs du gouvernement « n’avaient pas l’autorité, les ressources et l’expertise technique
nécessaires » pour empêcher les « erreurs et omissions individuelles » à l’origine de la catastrophe. Des causes « systémiques », qui
« en l’absence de réforme d’envergure à la fois dans les pratiques du secteur et dans la politique du gouvernement », restent d’actualité. Les experts notent par ailleurs que
« beaucoup des décisions prises par BP, Halliburton et Transocean qui ont accru le risque d’explosion (...) ont clairement permis à ces entreprises de gagner beaucoup de temps (et
d’argent) ». Ainsi, si BP assure « faire en sorte que les leçons (de la marée noire) conduisent à des améliorations », on est en droit de se demander jusqu’où la
sécurité primera sur l’appât du gain.