Des bureaux écolo high-tech

Publié le par Bienvenue dans le blog de djibaba.ingenieur

 

Le Hive, siège social de Schneider Electric.
Le Hive, siège social de Schneider Electric.

Schneider Electric a fait de son siège social en région parisienne un bâtiment modèle en matière de consommation énergétique. Chaque occupant du bâtiment pourra bientôt mesurer son empreinte écologique et modifier ses habitudes pour en diminuer l'impact.

Et si chacun pouvait régler la température de son bureau, définir précisément la lumière dont il a besoin, le tout en réduisant sa consommation d'électricité ? Voilà le pari que Schneider Electric a décidé de relever lorsqu'il a pris possession de son siège social, le Hive (Hall de l'innovation et vitrine de l'énergie). «Les promoteurs, BNP Paribas Immobilier et Bouygues, nous ont proposé un immeuble haute qualité environnementale (HQE), explique Thierry Djahel, directeur développement et prospective de Schneider Electric. Nous avons décidé d'aller plus loin.»

L'immeuble étant conçu pour être divisé en lots, il était possible de déterminer la consommation énergétique par zone. Schneider a donc mis en place le découpage le plus fin possible, quasiment à l'utilisateur. Ainsi, les 35 000 m2 du Hive ont-ils été équipés de 150 à 200 compteurs électriques, des petits boîtiers électroniques qui permettent de visualiser en permanence la consommation d'énergie.

Ces données en main, l'objectif était de parvenir à la réduire, tout en préservant, voire en améliorant, le confort des utilisateurs de l'immeuble. «Chacun peut régler sa climatisation ou son chauffage, ainsi que son niveau d'éclairage», explique Thierry Djahel. L'expérience montre cependant que les occupants n'adoptent pas toujours spontanément des comportements écocitoyens . D'où l'intérêt de les inciter à le faire. Si quelqu'un choisit de travailler tous stores baissés en plein hiver alors qu'il fait très beau, se privant ainsi de lumière naturelle et de chaleur, le système va lui suggérer, par un message sur son ordinateur, d'ouvrir ses stores et de réduire l'éclairage artificiel.

À celles de Schneider s'ajoutent d'autres innovations, comme celles de Saint-Gobain. L'immeuble bénéficie notamment d'un vitrage « double peau », c'est-à-dire un double vitrage respirant, qui permet d'optimiser les qualités d'isolant thermique de l'air passant entre les deux vitres. La climatisation, quant à elle, est fournie par des «poutres froides», une technique qui permet de climatiser et de chauffer sans motorisation dans l'appareil, donc sans flux d'air ni bruit. «Nous avons installé des panneaux solaires. Cela nous permet de démontrer aux sceptiques que la technologie fonctionne et qu'elle participe à l'équilibre du bilan énergétique du Hive», ajoute Thierry Djahel, qui estime que l'investissement lié à toutes ces technologies sera remboursé en trois ans, grâce aux économies d'énergie. Selon Schneider, le Hive enregistre une consommation équivalant environ au quart de celle d'un immeuble comparable construit dans les années 1990.

Le groupe utilise désormais son siège comme vitrine. Cinquante à cent clients le visitent quotidiennement. «Et puis cela me permet de rester proche du terrain : je croise nos clients tous les jours dans l'ascenseur», plaisante Jean-Pascal Tricoire, président du directoire de Schneider, qui ne résiste pas au plaisir de faire une démonstration dans son bureau ! Pour une fois, ce ne sont pas les cordonniers les plus mal chaussés.

Publié dans devellopement durable

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